Le modelage
La forme originale est sculptée à la main dans la cire d’abeille. Cette première étape donne naissance aux volumes et aux détails de la future statuette.
Le bronzier aux mains d’or, créateur des statuettes remises aux lauréats du palmarès.
Karim Ouedraogo, dit OAK, est sculpteur, modeleur-fondeur et artiste bronzier à Lissac-et-Mouret, dans le Lot.
Il réalise les statuettes remises aux lauréats du palmarès du Festival Au Cinéma pour les Droits Humains. Façonnée à la main, chaque pièce est une œuvre singulière qui associe transmission, mémoire et engagement.
Son travail prolonge le message des films récompensés : donner une forme durable aux récits, aux combats et aux émotions portés sur grand écran.
Je suis tombé dans la marmite de la création manuelle dès mon jeune âge. Tout comme mes aînés, j’ai été irrésistiblement attiré par les flammes de l’atelier familial qui se perpétuent de génération en génération.
Ce qui me plaît dans mon métier, c’est de partager mon histoire avec d’autres personnes autour de moi, que ce soit artistiquement ou lors de stages avec démonstration.
Un procédé traditionnel où la matière se transforme au fil de cinq étapes, chacune exigeant patience, précision et maîtrise du feu.
La forme originale est sculptée à la main dans la cire d’abeille. Cette première étape donne naissance aux volumes et aux détails de la future statuette.
La sculpture est enveloppée dans un moule traditionnel, composé notamment d’argile et de matières naturelles, afin d’en conserver précisément l’empreinte.
Sous l’effet de la chaleur, la cire disparaît. Le bronze porté à environ 1 200 °C est alors coulé dans l’espace laissé libre à l’intérieur du moule.
Après le démoulage, la pièce est nettoyée, reprise et ciselée. Les détails sont affinés pour révéler pleinement le caractère de la sculpture.
La surface reçoit sa finition finale. La patine apporte profondeur, nuances et lumière, rendant chaque trophée définitivement unique.
Les statuettes ne sont pas de simples récompenses. Elles matérialisent la reconnaissance du Festival envers des films qui interrogent le monde et défendent les droits humains.
Trois regards sur l’univers de Karim Ouedraogo, depuis le travail au cœur de la fonderie jusqu’à l’œuvre achevée.
À travers ses statuettes, Karim Ouedraogo donne une forme durable à l’engagement des cinéastes et des œuvres distinguées par le Festival.