Screwdriver

Screwdriver

1h48 – Film de Bassam Jarbawi (Palestine)
Long métrage fiction
Après 15 ans de prison, Ziad lutte pour s’adapter à la vie palestinienne moderne comme le héros que tout le monde appelle. Incapable de distinguer la réalité de l’hallucination, il se retourne là où tout a commencé.

INTENTION ET RÉALISATION

Avec son film « Screwdriver », racontant l’impossible réadaptation d’un ancien détenu, le réalisateur palestinien Bassam Jarbawi veut mettre des visages et des émotions sur le calvaire de son peuple.

À une dizaine de kilomètres de Jérusalem, dans le camp d’Al-Amari de Ramallah, les journées de Ziad (Amir Khoury) et de Ramzi (Adham Abu Aqel), deux jeunes de 18 ans, sont rythmées par les matchs de basket, les virées en voiture et les rigolades entre copains. Jusqu’à ce que deux événements dramatiques ferment cette parenthèse enchantée : Ramzi est abattu par un sniper, et Ziad arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis.

Après quinze années passées en prison, ce dernier revient dans sa ville. Célébré en héros de la résistance, il reste hanté par le passé et se révèle incapable de se réintégrer dans la société, de travailler ou même d’aimer.

C’est un premier film très politique, en langue arabe, tourné en Palestine : autant de raisons qui ont compliqué le tournage.

Pourquoi ? 

La plupart des photographes qui venaient de l’extérieur voulaient des images très mélodramatiques. Moi, je souhaitais aussi montrer le quotidien : comment les gens vivent et survivent. Montrer aussi à quel point la ville se transforme rapidement, grossit.

Quand a germé l’idée de votre film ?

Il y a huit ans. Mais, sur cette période, le tournage n’a duré qu’un an… Le plus long a été de trouver des financements. C’est un premier film très politique, en langue arabe, tourné en Palestine : autant de raisons qui ont compliqué le tournage.

C’est tout notre pays qui ne peut pas échapper à son histoire, nous ne pouvons pas fuir l’occupation

Votre scénario est-il tiré d’une histoire vraie ?

Je rappelle dans le film qu’un Palestinien sur cinq a déjà été incarcéré… Ce chiffre est vrai. Il n’est donc pas très compliqué de parler avec quelqu’un qui a fait de la prison.

C’est le cas de mes amis, de mes voisins, de la plupart des gens dans le pays. Mais, derrière les statistiques qu’on présente généralement aux informations, je voulais révéler les drames humains, les familles en lutte, les trajectoires d’individus brisés.

Ce film n'est pas encore programmé